vendredi 16 décembre 2011

Pause Noël


De retour en janvier avec une exposition d'une jeune artiste de la région qui présentera Développement humain, Barbara Garant à partir du 11 janvier.  En attendant, respirez et ouvrez les yeux sur la beauté du monde!

jeudi 1 décembre 2011

Vernissage métissé en images



Un soirée toute en mouvance, une ambiance festive pour le dernier vernissage de la session d'automne.

jeudi 24 novembre 2011

Des échanges métissés


La Galerie l’Œuvre de l’Autre, le centre d’exposition de l’UQAC présente
Des Échanges Métissés
l’exposition collective des étudiants à la
maîtrise en art de L’UQAC
Du 30 novembre au 14 décembre 2011
Vernissage: Le mercredi  30 novembre 2011 à 17h00

Cet évènement multidisciplinaire haut en couleur permet la découverte du talent de la relève artistique.  L’exposition s’articule autour de pratiques interdisciplinaires variées, explorant les diverses sphères de l’art tels le théâtre, le cinéma et les arts visuels. Des échanges métissés, c’est aussi une rencontre, la rencontre des langages,  la rencontre des compositions, des concepts et des expérimentations.  Cette union entre artistes de divers milieux et diverses conceptions de l’art semble s’insérer dans le contraste et l’unicité pour finalement s’unir et former une relation, un échange, des échanges métissés.

 Bienvenue à tous!

Prendre note de l’horaire de présentation  dans d’autres lieux de l’université pour un soir seulement.

17h00.  Pascal Picard , studio-théâtre 
18h00.  Samuel Pinel-Roy, salle de projection de la bibliothèque de l’UQAC.
18h30.  Claire Renard, Petit Théâtre de l’UQAC
 Les étudiants sous la supervision de monsieur Marcel Marois, professeur et directeur de la maîtrise en art : Caroline Fillion, Étienne Boulanger, Paolo Almario, Gabriel Fortin, Isabelle Gagnon, Mélissa Lavoie, Emmanuel Larive, Ghazi Ghazouani, Pascal Picard, Nélanne Perron-Racine, Charlotte Moreau-de-la Fuente, Samuel Pinel-Roy, Charlotte Tabet, Claire Renard et Yanick Potvin

mardi 22 novembre 2011

Visite des étudiants de Cegep


Les étudiants de Steven Renald étaient très attentifs et très intéressés par leur visite lors de l'exposition de Charles-David Maltais qui se termine mercredi.

mercredi 16 novembre 2011

Lancement du livre de Massimo Guerrera

-La réunion des pratiques, Massimo Guerrera, texte de Massimo Guerrera et Michaël La Chance
36 pages, couleur, 20 x 20 cm, reliure allemande, ISBN 978-2-923833-05-7

La Galerie Joyce Yahouda sera l’hôte du lancement de la publication La réunion des pratiques de l’artiste Massimo Guerrera, textes de Massimo Guerrera et Michaël La Chance,  éditée par La Galerie l’Œuvre de l’Autre.  Vous pourrez  rencontrer l’artiste qui sera sur placesamedi le 19 novembre de 15h à 17h.  À cette même occasion, sera lancée au même endroit la publication de Sylvie Cotton, Désirer, résider présentée à Chicoutimi en octobre dernier, ainsi que celle de Karen Helen Spencer, porteur de rêves toutes deux publiées par le centre SAGAMIE d’Alma.

Massimo Guerrera est né en 1967 à Rome, en Italie. Il vit et travaille à Montréal. Il est titulaire d’un baccalauréat en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal et expose ses œuvres depuis 1988 au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Italie et en France. De ses expositions, mentionnons Darboral (Un trait d’union entre le visible et l’invisible) au Musée des beaux-arts du Canada 2008-2009 dans le cadre de l’exposition Flagrant Délit (la performance du spectateur),Darboral (ici, maintenant, avec l’impermanence de nos restes),Porus (les recombinaisons gourmandes d’un rendez-vous) en 2001, au Centre des arts actuels SKOL dans le cadre de la programmation Les Commensaux, également PORUS ou 99 études empiriques sur l’étanchéité domestique instable à la Galerie Leonard & Bina Ellen Concordia University 1999. Le projet La Cantine (redistribution et transformation de nourritures terrestres) entamé  en 1995 dans l’espace urbain Montréalais a été ensuite présenté au Centre Dare-Dare en 1997, Artifices 1998, Événement Orange 2003. Il est représenté par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal et Clint Roenisch à Toronto. En 2001, Massimo Guerrera était le récipiendaire du prix Ozias-Leduc, décerné par la Fondation Émile-Nelligan. Ses œuvres figurent dans la collection du musée des Beaux arts du Canada, Musée des Beaux Arts de Montréal, de la Banque d’œuvres d’art du Canada et dans celle du Musée national des beaux-arts du Québec. ainsi qu’à la fonderie Darling 2008, montrée en 2000 à la Biennale de Montréal et en 2002 au Musée national des Beaux-arts du Québec, ainsi qu’à la CAG Contemporary Art Gallery de Vancouver en 2004. Signalons également

Philosophe (Ph.D. Paris-VIII) et sociologue (DEA, EHSS Paris) de formation, poète et essayiste, Michaël La Chance est professeur titulaire d’esthétique à l'Université du Québec à Chicoutimi. Directeur du CELAT à l’UQAC, membre du comité de la revue Inter Art Actuel, à Québec, il a publié nombre d’essais : sur le rôle des intellectuels à l'époque des géants corporatifs et du paradigme technoéconomique, Les  penseurs de fer et les sirènes de la cyberculture (Trait d'union, 2001);  sur la mondialisation de l’art et le sentiment d'échec de civilisation, La culture Atlantide (Fides, 2003);  sur la censure dans les arts : Frontalités. Censure et provocation dans la photographie contemporaine (VLB, 2005); sur la poésie et la peinture allemandes contemporaines devant le trauma, Paroxysmes. La parole hyperbolique (VLB,  2006, finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur Général 2006);  sur la cyberculture et le cinéma, Capture totale. Matrix, mythologie de la cyberculture (Presses de l'Université Laval, 2006);  sur la répression antiterroriste dans les arts, Œuvres-bombes et bioterreur : l’art au temps des bombes (Éditions Inter et Productions New Al Dante, 2007).
Michaël La Chance  a publié six recueils de proses et de poésies  : Leçons d’orage (l'Hexagone, 1998); Carnet du Bombyx (l'Hexagone, 2000); Fossés d'amour et d'insomnies (Trait d'Union, 2004) ; L’Inquisitoriale. Fugue solaire dans les île et plateaux du langage (Triptyque, 2007), Corrida pour soi seul. Exercices (Triptyque 2008), [mytism̪] L’archè-originaire Terre ne se meurt pas (Triptyque 2009, finaliste prix de poésie de l’Académie des lettres 2010). Il a reçu le Prix International Saint-Denys Garneau en 2003.

Galerie Joyce Yahouda
372 rue Sainte Catherine Ouest
Suite 516
Montréal QC H3B 1A2
Tel. 514-875-2323





lundi 14 novembre 2011

L'esthétisme de l'art


Les oeuvres de Charles-David Maltais produisent une impression de cohésion, de beauté et d'étourdissement.
Le Quotidien, Jeannot Lévesque, Publié le 12 novembre 2011
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
(CHICOUTIMI) L'art «songé» peut aussi être beau. Charles-David Maltais en fait la démonstration avec Produits de beauté, son exposition de fin de maîtrise qu'il présente à la galerie L'Oeuvre de l'autre jusqu'au 23 novembre.
En mettant les pieds dans la salle d'exposition de l'UQAC, le visiteur se sent presque pris d'un vertige.
Partout, sur les murs, des pièces chatouillent l'oeil.
L'exposition dans son ensemble donne une impression de cohésion, de beauté et d'étourdissement.  
D'innombrables petites images, des milliers, composent les oeuvres de l'artiste.
«Ce sont des pièges tendus pour accrocher la rétine. On peut apprécier les tableaux de loin, mais ressentir le besoin de s'approcher. Je voulais séduire avec les motifs pour forcer le visiteur à prendre du temps pour observer de plus près», explique l'artiste.
Le noir, le blanc, le gris composent l'ensemble des pièces qui cohabitent dans un esthétisme harmonieux et cohérent.
Le rouge est disposé soigneusement. Il symbolise le chaos qui s'immisce dans l'univers cosmétique de l'artiste.
Ornements, un damier composé de 16 carrés noirs et blancs duquel se détache un seul élément rouge, donne le ton de l'exposition.
Des dessins aux traits fins, qui rappellent les lustres rococo, ornementent les toiles blanches.   
Une perle de nacre marque le centre de chaque toile noire.
«Le processus derrière la fabrication d'une perle qui part du choix d'un grain de sable par l'huître est une peu comme celui de l'artiste qui part de pas grand-chose pour en arriver à un résultat esthétique», explique l'artiste.  
L'esthétisme, c'est ce qui ressort de cette première présentation solo de l'artiste. S'il ne s'en inspire pas volontairement, ses oeuvres rappellent les tendances actuelles en décoration.
«Je n'ai pas cherché pour trouver à quoi ressemble la mode. Mais l'art, c'est aussi saisir l'esprit du temps», expose-t-il.  
Sur les murs de la salle, une série d'Allégories se côtoient. Charles-David Matais associe ses expériences personnelles à des mythes. Il joue avec les images, les symboles, leur disposition, leur sens.
«Tous les symboles ont une signification, c'est un enchevêtrement de sens», décrit-il.
Les visiteurs peuvent prendre plaisir à les deviner dans des oeuvres comme Narcisse & l'Allégorie de l'abandon, La Marquise de Merteuil & l'Allégorie de la volonté ou Don Juan & l'Allégorie de la révolte. Des pièces qui se déploient dans les mêmes couleurs, et qui contiennent beaucoup de fragments de grands tableaux de l'histoire de l'art.

dimanche 6 novembre 2011

Portes ouvertes à l'UQAC



Pour le grand public

Vous pourrez y visiter le tout nouveau Parc technologique et plusieurs de nos laboratoires. Vous découvrirez ainsi ce qui se cache derrière le monde fascinant de la recherche effectuée dans votre université et sur notre campus! 

Pour les étudiants du secondaire et du collégial

Découvrez:

  • Les programmes d'études
  • L'admission
  • Les études à l'étranger
  • Les services offerts aux étudiants
  • Le campus et ses infrastructures (Pavillon sportif, résidences étudiantes, ...)

La Galerie participe à cette journée PORTES OUVERTES!

vendredi 4 novembre 2011

Vernissage de Charles-David Maltais




Vernissage mercredi de l'exposition de Charles-David Maltais en présence de nombreux invités: étudiants, famille, ami.  On a pu aussi remarquer la présence du député néo-démocrate de Chicoutimi-Le Fjord Dany Morin

jeudi 27 octobre 2011

Carol Dallaire et l'Hôtel Terminus


Répondant à l’invitation de Rodrigue Villeneuve et des Têtes Heureuses de créer, dans le hall et le corridor du pavillon des Arts, un environnement en relation avec L’Hôtel du libre échange, Carol Dallaire présente, en collaboration avec la Galerie L’Œuvre de l’Autre, Hôtel Terminus : L’appartement du roi-bouffon.

Il s’agit d’un environnement (une maquette grand format) composé de grandes impressions sur papier donnant à  voir des éléments de mobiliers colorés et un brin farfelus. Les spectateurs seront ainsi invités, avant d’entrer en salle, à circuler dans une reconstitution totalement imaginaire, fragmentaire et improbable de l’appartement que Feydeau aurait pu occuper vers la fin de sa vie, dans le quartier de la gare Saint-Lazare, suite à sa séparation de son épouse qui l’avait rendu joliment cocu. Au coeur de ces images, la fantaisie, l’humour et l’absurde se donneront également à lire aux spectateurs attentifs, à travers une série de petites maximes inventées que Feydeau n’aurait sans doute pas reniées, dit-on.

mardi 25 octobre 2011

Charles-David Maltais


Produits de Beauté
«Un peu de chaos et beaucoup de contrôle»
Une exposition de Charles-David Maltais
Du 2 au 23 novembre 2011
Vernissage mercredi le 2 novembre à 17h.


«Ce ne sont pas les perles qui font le collier, c’est le fil»
- Gustave Flaubert

L’exposition Produits de Beauté révèle mon intérêt pour la beauté, une beauté indissociable d’une quête de sens. La figure de la perle est la pierre angulaire de mes réflexions. Dans la fabrication des perles, la nacre est la réponse stratégique de l’huître pour se défendre face à un corps étranger : mes goûts, ma culture et mon attachement pour la beauté sont donc mes armes contre le chaos. Les couches de sens deviennent des couches de nacre faisant oublier la réalité vulgaire du grain de sable.

Maître dans l’art de me fragmenter, de perdre le contrôle, je me réactualise en jouant avec des beautés écumeuses laissées dans un sillage d’après tempête, m’agrippant à des armatures de représentations, des enchevêtrements de sens. C’est avant et pendant la production que je m’accroche à un sens,  après, ces tableaux ne sont plus que des perles. Elles sont le véhicule de mes passions ordonnées dans une collection vaine. En reste-t-il pour le spectateur? Celui-ci pourra toujours égrener mon collier de perles, se voir dans la beauté sophistiquée de sphères polies et peut-être déceler dans la subtile couleur de la nacre une époque oubliée marquée par les vagues et les remous.

Mes œuvres-perles proposent une contemplation, une réflexion, une discussion. Les entrelacements de sens sont nombreux, ils forment un discours, ils sont la matière grâce à laquelle je me construis. 

«De même que le physicien organise un chaos de phénomènes naturels en cosmos de Nature, de même l’humaniste organise un chaos de documents culturels en cosmos de culture»
- Erwin Panofsky

Charles-David Maltais s’applique à faire des autoreprésentations se déployant à travers des allégories constituées d’expériences personnelles et d’appropriation de mythes, de thèmes et de concepts issus de la culture occidentale. Son travail fait émerger les notions d’ordre et de chaos à travers une approche contrôlée et séduisante.  Cette démarche minutieuse est axée sur la réflexion et la connaissance de soi, en relation avec une quête, forcément vaine, de beauté et de compréhension du monde. Ses œuvres, dont l’organisation est systématiquement interprétative et critique, procèdent par des associations matérielles, mythiques, culturelles et représentatives ; à la fois réalistes et décoratives, elles inventent des symboles subjectifs et utilisent des images figées où les interprétations peuvent être multiples, mais d’aucune manière arbitraires.

L’essence de sa création oscille entre deux attitudes qui peuvent le  définir aussi dans la vie : la vulnérabilité et la confiance. Ainsi cette exposition est-elle une occasion de partager une part de son intimité en  l’ancrant dans une sensibilité particulière et dont les référents culturels, la pléiade des discours sous-jacents et l’esthétisme permettent de prendre du recul, afin d’éviter de tomber dans le pathos ou dans un trop grand épanchement.

Depuis 2009, Charles-David Maltais poursuit une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi dont l’exposition Produits de beauté en est le point d’orgue. Sa pratique, récente, lui a permis de participer à des expositions collectives. Il s’agit de sa première  exposition en solo.
 

 

jeudi 20 octobre 2011

Sylvie Cotton Désirer résider, Pratique en résidence 1997-2011



Lancement et rencontre avec l'artiste suivi d'une séance de signature dans le cadre du finissage (vernissage) qui marque la fin de la résidence de l'artiste, "Tout est une fleur". 

Lancement de la publication éditée par SAGAMIE édition d'art
Sylvie Cotton, Désirer résider, Pratique en résidence, 1997-2011
Auteure: Sylvie Cotton, texte intégral en français et en anglais
134 pages, photographies couleur, 8X10 po./in., reliure allemande
ISBN: 978-2-923612-31-7 2011
Prix/ Price: 30.00$

Pour commander : sagamie@cgocable.ca

dimanche 2 octobre 2011

Vivre l'art de façon poétique


 Publié le 1 ier octobre 2011  dans le Quotidien
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
CHICOUTIMI) Les murs de L'Oeuvre de l'Autre sont dénudés. Dans un coin, un amas d'objets pique la curiosité. D'ici quelques jours, tout devrait être différent, des oeuvres vont surgir, puisque l'artiste Sylvie Cotton effectue une résidence à la galerie de l'Université du Québec à Chicoutimi. Elle propose un travail en évolution constante. Personne ne sait quelle forme prendra l'installation. Ni même l'artiste.
Le 19 octobre, Sylve Cotton présentera le fruit de son labeur. C'est à ce moment seulement que le public et l'artiste pourront découvrir le résultat d'un mois de résidence à la galerie L'Oeuvre de l'Autre à l'occasion de ce qu'elle a baptisé un Finissage».  
«Le processus fait partie intégrante de l'exposition», explique-t-elle.
Lorsque questionnée sur le type d'art qu'elle exerce, Sylvie Cotton énumère, puis elle se dirige vers un organigramme de ses différentes pratiques. Les ramifications sont tellement nombreuses, qu'elle-même ignore leur nombre.  
«Ça se multiplie sans cesse», explique celle qui profite de son passage à Chicoutimi pour enseigner tous les matins à l'université.  
Difficile donc de savoir quelle direction prendra l'artiste au cours de son séjour à Saguenay.
Actuellement, elle a une vague idée de ce qu'elle présentera dans quelques jours. Dans un coin, elle étale des feuilles truffées de petits trous.
«Ce sont tous les textes que j'ai étudiés à l'université pendant ma maîtrise, mes notes de cours. Je les ai transformés en confettis. Je trouve que ce qui reste est un bel objet. J'ai envie d'en faire un rideau...»
L'artiste songe à assembler les feuilles en une grande pièce. «Pour l'instant, dans ma tête, ça s'appelle Murmure. Car il reste de petits mots un peu partout, comme un murmure.»
Sylvie Cotton a une manière poétique de vivre l'art.
Elle a d'ailleurs récupéré une citation de chacun des auteurs avant de détruire les écrits. Elle les a réunis dans un cahier. D'ailleurs, des carnets, elle en tient plusieurs. Certains regroupent des traits de couleurs, d'autres des schémas de sa respiration.
Elle met beaucoup de soin à agencer les choses.
«J'aime trouver la beauté dans les petites choses», explique-t-elle. Une affirmation qui cadre parfaitement avec le titre de sa résidence, Tout est une fleur.
Tout près des cahiers, étendus au sol, des cordes, des fils et des rubans sont placés côte à côte, vestiges d'une récente résidence au Japon.  
«Là-bas, j'étais seule pour me promener. J'ai décidé de ramasser chaque corde, fil, ruban ou ficelle que je voyais par terre. Aujourd'hui, toutes ces personnes qui ont échappé quelque chose ne savent pas qu'elles sont attachées les unes aux autres. Depuis que je suis arrivée à Chicoutimi, je fais la même chose. Avec ces bouts de fils, les Japonais vont rencontrer les gens de Chicoutimi. C'est une rencontre à leur insu.»  
Mais tout ça pourrait avoir pris une forme bien différente lors d'une prochaine visite.
«Qu'adviendra-t-il? Je ne le sais pas encore. Et si je le savais déjà, je n'aurais pas besoin de le faire», affirme l'artiste dans la fiche explicative de son exposition.
Sylvie Cotton est présente à la galerie L'Oeuvre de l'Autre tous les après-midi, entre 14h30 et 16h30, afin de parler de son approche, de son art, de ses techniques. À l'occasion de son «Finissage», le 19 octobre, elle procédera également au lancement de son livre, une monographie intitulée Pratique en résidence 1997-2011 éditée au Centre Sagamie.

mercredi 21 septembre 2011

Tout est une fleur
Sylvie Cotton en résidence
à La Galerie L’Œuvre de l’Autre,
Du 26 septembre au 19 octobre 2011
Finissage, entretien et lancement de livre le 19 octobre à 17h.


Dans l’atelier, des « choses » apparaissent et disparaissent comme par magie. Les signes et les œuvres y surgissent, épiphanies et manifestations de mes états d’esprit, choix, questions, solutions ou suspensions. Et même de mes non-actes, c’est-à-dire de silences, de moments immobiles et de vides. Cette recherche, que tient le fil continu de mes désirs et de mes perceptions, je la pose comme étant à la fois spirituelle et artistique, à la fois intérieure et matérielle. Et c’est la raison pour laquelle, je crois, sa pratique est sacrée à l’artiste et qu’il s’y affaire avec tant de vitalité et d’application: elle ne concerne pas que des objets et des orientations ou problématiques, elle contient le mystère de son engagement envers son ouvrage. Elle embrasse ses questions qui deviennent ses trésors.
   
L’atelier (intérieur ou extérieur) demeure un lieu de pratique intime, un lieu de réflexion et de projection, une chambre aux miroirs. C’est dans cet espace que le travail de l’esprit rencontre, par frottement et par répétition, celui du corps. C’est comme ça que le feu prend, transforme tout matériau. Et il éclaire alors l’incroyable chorégraphie de chercheur qui anime tout espace d’atelier et les passages à l’acte qui s’y révèlent.
   
Pour l’exposition à l’Œuvre de l’Autre, je vais justement jouer dans le temps et l’espace de la galerie. J’y aurai apporté des œuvres déjà existantes (récentes ou non) et des matériaux pour en faire apparaître de nouvelles. J’y mélangerai mes nouvelles rencontres et leurs influences sur ma vision. Et pour savoir ce qu’il faudra faire et quand, j’aurai le feu à l’œil et le cœur dedans.
   
Qu’adviendra-t-il ? Je ne le sais pas encore. Et si je le savais déjà, je n’aurais pas besoin de le faire.


Sylvie Cotton inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art éclairant ainsi des échanges avec autrui ou des rencontres avec les phénomènes et leur perception la plus directe possible. Les matériaux premiers demeurent la présence, le dévoilement, l’abandon, tandis que les modes relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Sa recherche s’inscrit le plus souvent in situ mais aussi par ce qu’elle nomme in spiritu, c’est-à-dire en union avec l’état d’esprit du moment de la création.
Pour réaliser ses projets qu’elle considère en mouvance continue, elle fait appel à diverses formes artistiques : performance et art action, dessin, photographie, installation et écriture (aphorismes et schémas). Le séjour en résidence est également conçu comme un médium et une pratique à part entière. La forme choisie épouse les nécessités ponctuelles des situations.
 Depuis 2001, en plus d’avoir créé des projets et donné des conférences au Québec, au Canada et dans d’autres pays (Serbie, Italie, Pologne, Allemagne, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, Japon), Sylvie Cotton a réalisé deux livres d’artiste, Je préfère tout et On est tous la même personne.

    On peut embrasser l’ensemble de sa production en visitant :www.sylviecotton.com


Lancement de livre édité au Centre SAGAMIE:

À l’occasion de l’exposition de Sylvie Cotton à la Galerie L’Œuvre de l’Autre, le Centre SAGAMIE lancera la monographie qu’il a édité sur le travail de l’artiste: Sylvie Cotton, Pratique en résidence 1997-2011.  Cette publication a été supportée par le Conseil des arts et des lettres du Québec, dans le cadre du 50e anniversaire du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.  Ce livre sera lancé en présence de madame Francine Royer, chargée de développement et d’affaires régionales et internationales au CALQ.

Sylvie Cotton, La pratique en résidence, 1997-2011
Auteure: Sylvie Cotton, texte intégral en français et en anglais  134 pages,
photographies couleur, 8X10 po., reliure allemande 
ISBN: 978-2-923612-31-7 2011
Prix: 30$
Prix spécial pour le lancement: 25$

lundi 19 septembre 2011

C'est presque fini

Il reste 2 jours pour apprécier la sélection 2011.  Sur la photo ici, une partie du travail de Benoît Brassard et au mur celui de Rudy Mae Vézina Dionne et Lydia Mestokosho Paradis.

jeudi 15 septembre 2011

Œuvres originales

Electrolux de Marilyn Bédard et Naturellement contrôlé de Lydia Mestokosho Paradis
Les photos sont de Alizée Tallaron

lundi 29 août 2011

On démarre


La sélection 2011 vous propose à travers une présence marquée par la sculpture, des œuvres installatives, des photographies numériques et un film. Voici des œuvres résolument ancrées dans le présent proposées par des jeunes artistes émergents, formés au BIA, qui se révèlent ici déjà comme la relève artistique saguenéenne.


jeudi 28 avril 2011

Fin de session

Il y a tant à voir et tant à faire! Nous sommes en pause estivale, partis voir des musées, des galeries, des centres d'artistes, des expositions, des installations, des...

Bon été, on se revoit à la fin août!

mardi 12 avril 2011

Rencontre

Les étudiants de la maîtrise en art reçoive l'artiste Mathieu Beauséjour et échange avec lui sur leur travail.

lundi 11 avril 2011

Vernissage


Belle soirée!

En quatre temps

En quatre temps, une performance installative réalisée le soir du vernissage par Catherine Lesage et trois jeunes participantes: Marie-Sophie Pagé, Naomi Coutu-Philion et Charlie Grosleau .

Garderie

Très belle initiative de Nélanne Perron, étudiante à la maîtrise en art, qui a installé une petite garderie, le soir du vernissage. Comme on peut le voir, l'endroit était bien fréquenté.

mercredi 30 mars 2011

Dernière expo de la session

Une exposition des étudiants de la maîtrise en art

Du 6 au 21 avril, vernissage le mercredi 6 avril à 17h.

Présentations théâtrales au studio-théâtre à 17h30 avec Andrée-Anne Giguère et à 18h30 avec Alice Fletcher


Alex Magrini et Jean-Pierre Séguin, alors jeunes professeurs du module des arts de l’UQAC ont démarré le projet de création d’un espace de diffusion où les premières œuvres exposées seraient celles faisant partie de la collection d’œuvres d’art de l’un ou de l’autre. D’abord nommé Cul-de-sac parce qu’ils utilisaient un corridor, ce lieu s’est appelé La galerie de l’UQAC puis est devenu L’Œuvre de l’Autre, en 1987.

Aujourd’hui, en 2011, nous occupons une galerie portant le même nom en héritage. Au fil des années la galerie s’est développée et a évolué en devenant une salle d’expositions où se diffusent diverses formes d’art actuel et où se rencontrent des individus intéressés par ce domaine de la connaissance.

Des fois, cette rencontre du Je avec Autrui est une relation d’ordre éthique et métaphysique. Elle est la preuve de la distance, de la différence, de la conscience de l’infini et de la transcendance d’autrui manifestés, selon Lévinas, par son visage. Le concept en arrière le nom L’Œuvre de l’Autre implique, non seulement ce visage, mais également son faire, son œuvre.

Au lieu de réduire l’Autre au Même, l’œuvre à l’expression d’un Moi qui engloutit le tout ; au lieu d’éviter la blessure d’une extériorité perçue comme une menace, la peur de l’Autre se transforme en désir. Son œuvre investit aussi une place. Cette place est un espace intersubjectif, relation à l’autre, espace de l’éthique où le singulier est respecté dans son altérité, son originalité.

C’est autour de cette problématique que j’ai proposé aux étudiants à la maîtrise en art de créer des projets qui prendraient comme point de départ celui du contexte de la galerie, son historique, son fonctionnement, ses artistes, ses œuvres, son espace. Il s’agissait de produire une relation hybride entre les préoccupations artistiques personnelles à chaque étudiant et les significations potentielles inscrites de manière in situ chez L’Œuvre de l’Autre.

En situation d’expérimentation permanente, Lorna Boily, Isabelle Dorval, Natasha Durand, Alice Fletcher, Ghazi Ghazouaui, Andrée-Anne Giguère, Catherine Lesage, Yanik Potvin, Keven Montembeault, Nélanne Perron, Alizée Tallaron et Mariane Tremblay vous présentent le résultat de cette recherche aux buts incertains.

Nous vous invitons à aborder différents niveaux de puissance et de présence exposés dans les images de huit propositions en galerie, deux en théâtre et deux films. Cet événement collectif se déroulera du 6 avril au 22 avril 2011. Il est organisé avec la précieuse collaboration de Nathalie Villeneuve et la Galerie L’Œuvre de l’Autre.

Constanza Camelo Suarez, professeur au dpt des arts et lettres

mercredi 23 mars 2011

jeudi 17 mars 2011

Dans le Courrier du Saguenay

Johannie Michaud Gaudreault nous fait part de sa rencontre avec Rodrigue Bélanger dans l'édition du 16 mars du Courrier du Saguenay.

jeudi 10 mars 2011

Vernissage




Un artiste loquace et des spectateurs attentifs au vernissage de l'exposition de Rodrigue Bélanger

lundi 28 février 2011

Rodrigue Bélanger

Les Tas: Édition revue et augmentée
Exposition du 9 au 30 mars 2011
Vernissage le mercredi 9 mars à 17h.

J’aimerais vous partager une expérience. C’est ma façon de lessiver la trace du mal qui m’a si douloureusement affligé. Je l’avoue d’emblée: la photographie a exacerbé en moi un caractère névrotique latent… Ça a commencé par une douce manie qui me faisait m’attacher de façon obsessive aux spécifications techniques des équipements photographiques. La qualité des objectifs monopolisait mon attention au point d’en oublier ce envers quoi ils étaient destinés. J’avais l’impression qu’à défaut d’inspiration, je pouvais au moins compter sur leur pouvoir résolvant pour traquer le plus infime détail de ce monde et ainsi actualiser la vérité en image. La résolution/fidélité absolue est devenue pour moi un pur idéal logeant auprès des augustes formes de Platon. Heureusement que le revendeur autorisé, véritable alchimiste, était là pour transmuter mon désir d’absolu en désir de technologies à la fine pointe de l’art. À partir des recommandations du détaillant, j’ai purifié ma foi au creuset de la matérialité du monde. Je me suis acheté LA référence en termes d’appareil photo moyen format de haute qualité. Je l’ai surnommé Hans pour les besoins de cet article. Avec Hans en bandoulière, je me sentais paré d’un puissant gris-gris qui garantissait mon invulnérabilité. Par contre, il est vite devenu une grande source de tracas...Ayant dépensé toutes mes économies pour acheter ce bijou, je n’avais plus d’argent pour me procurer le sac destiné à le contenir. Comme dans l’histoire du portefeuille acheté avec l’argent que l’on voulait y ranger. J’avais honte de le trimballer dans un sac à dos élimé, avec son fond parsemé de miettes. Quel blasphème. De plus, je n’avais pas de voiture; je me déplaçais à l’aide d’un vieux vélo, même l’hiver. J’ai tout de suite senti qu’il y avait là un problème: si Hans avait pu parler, il se serait certainement insurgé à la vue de ma vieille bécane est-européenne. Hans et sa filiation allemande bourgeoise contre mon vélo polonais socialiste... Cette tension que je somatisais était à son paroxysme. Ça me rappelait le souvenir de cette vieille tante qui m’avait offert un chic manteau de chez Holt Renfrew. Attifé de ce trench-coat, j’avais paradoxalement l’air clodo avec ma tuque de laine et mes bottes Sorel. Ensuite, j’étais tellement obnubilé par la qualité optique de son objectif que je préférais l’admirer pour lui-même à l’exclusion des «imperfections» que j’aurais pu traduire en image. J’étais paralysé, moi qui désirais tant photographier boîtes d’oeufs vides, futons tordus, congères, tas de métaux usés, cheminées d’usines, etc. J’étais ensorcelé et son excellence tenait mon esprit captif. C’est à ce moment-là que la tension qui me minait atteignit son climax. J’en étais malade, même physiquement. Je me rendais à l’évidence : le meilleur n’était donc pas ce qu’il y avait de mieux pour moi. J’ai dû me départir de Hans. Après coup, mon état s’est progressivement amélioré...

L’autre jour, en flânant sur le site de Ebay, mon attention s’est portée vers un appareil moyen format bi-objectif très peu onéreux. L’encan était sur le point de se terminer. Flairant la bonne occasion, je n’ai pu résister: j’ai fait grimper l’encan de 50¢ et suis devenu acquéreur d’un Flexaret de Meopta. Même si je ne la désirais pas spécialement, cette caméra d’origine tchèque partageait au moins des liens de parenté idéologique et historique avec mon vélo polonais. Tous deux avaient été produits dans les années 60 – de façon un peu grossière – sous la férule de régimes communistes et de plans quinquennaux. Cette nouvelle acquisition a parachevé ma guérison en harmonisant mon appareil photo avec mon vélo, mon sac à dos, ma tuque et mes bottes. J’ai maintenant retrouvé la paix. Je me promène en toute quiétude sur ma bécane polonaise avec mon appareil tchèque. Ma thérapie se poursuit : je me suis remis à la lecture de Marx et d’Engels; c’est à travers le prisme idéologique de la lutte des classes que j’ai pu enfin comprendre qui j’étais et ce qui m’animait… -Rodrigue Bélanger

«À la vue de chaque photographie, on constate que le tout résulte d’une opération très méthodique: cadrages uniformes, vues frontales et répétitives, architectures symétriques, facteurs d’échelle régulés. La matière représentée est à l’état, disons-le, «pratico-inerte» : pas de vie, pas de coeur, pas de sens. Du vide et de l’objectivité à l’état pur — comme le sont en général les façades de duplex — mais avec en retour beaucoup, beaucoup de cynisme.»

«En parlant comme Jacques Lacan, on pourrait dire que « le tout des Tas » de Rodrigue Bélanger se révèle être une entreprise artistique sans scrupule, gravement conceptuelle, faussement documentaire et singulièrement actuelle. Tout cela, à la fois. Non pas qu’il s’agisse d’un éloge du vide en photographie, mais de l’annonce qu’une certaine conception de représenter le monde est désormais périmée.» -Copyright © 2010 JimyPaulz

Né à Asbestos, Rodrigue Bélanger vit à Québec. Titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (1999) et d’un baccalauréat en photographie de l’Université Concordia (1994), il a notamment présenté le fruit de ses recherches esthétiques au Centre VU et à la Galerie Le 36 de Québec, ainsi qu’à VOX, et à Quartier Éphémère de Montréal. Il a également participé à des expositions collectives telles Vertiges : Duos photographiques à la Salle Capitulaire de la Cour Mably à Bordeaux. Coordonnateur des Éditions J’ai VU de 2001 à 2008, il est actuellement chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi et à l’Université Laval. Sa série de nature typologique intitulée Les Tas est le résultat d’un travail de longue haleine—un work in progress—qui a été diffusée récemment à la GalerieB312 (Montréal) et à VU (Québec). Sa pratique artistique en général se nourrit d’une lecture dyslexique d’Héraclite qui confond toute chose avec son contraire. L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son appui. Il remercie également l’Université Laval pour son aide via le programme de bourse de perfectionnement.

jeudi 24 février 2011

Virginie Fournier crée des portraits sur médaillons

On parle de Virginie Fournier, finissante au Bia, dans le courrier du Saguenay, édition du 23 février 2011, un texte de Johannie Michaud Gaudreault.

lundi 21 février 2011

Exposer pour le plaisir du public

On parle des finissants en arts dans le Progrès-Dimanche, un article de Daniel Côté mettant en avant, Mathieu Valade et un petit plus pour la Galerie et ses étudiants artistes.