mercredi 21 septembre 2011

Tout est une fleur
Sylvie Cotton en résidence
à La Galerie L’Œuvre de l’Autre,
Du 26 septembre au 19 octobre 2011
Finissage, entretien et lancement de livre le 19 octobre à 17h.


Dans l’atelier, des « choses » apparaissent et disparaissent comme par magie. Les signes et les œuvres y surgissent, épiphanies et manifestations de mes états d’esprit, choix, questions, solutions ou suspensions. Et même de mes non-actes, c’est-à-dire de silences, de moments immobiles et de vides. Cette recherche, que tient le fil continu de mes désirs et de mes perceptions, je la pose comme étant à la fois spirituelle et artistique, à la fois intérieure et matérielle. Et c’est la raison pour laquelle, je crois, sa pratique est sacrée à l’artiste et qu’il s’y affaire avec tant de vitalité et d’application: elle ne concerne pas que des objets et des orientations ou problématiques, elle contient le mystère de son engagement envers son ouvrage. Elle embrasse ses questions qui deviennent ses trésors.
   
L’atelier (intérieur ou extérieur) demeure un lieu de pratique intime, un lieu de réflexion et de projection, une chambre aux miroirs. C’est dans cet espace que le travail de l’esprit rencontre, par frottement et par répétition, celui du corps. C’est comme ça que le feu prend, transforme tout matériau. Et il éclaire alors l’incroyable chorégraphie de chercheur qui anime tout espace d’atelier et les passages à l’acte qui s’y révèlent.
   
Pour l’exposition à l’Œuvre de l’Autre, je vais justement jouer dans le temps et l’espace de la galerie. J’y aurai apporté des œuvres déjà existantes (récentes ou non) et des matériaux pour en faire apparaître de nouvelles. J’y mélangerai mes nouvelles rencontres et leurs influences sur ma vision. Et pour savoir ce qu’il faudra faire et quand, j’aurai le feu à l’œil et le cœur dedans.
   
Qu’adviendra-t-il ? Je ne le sais pas encore. Et si je le savais déjà, je n’aurais pas besoin de le faire.


Sylvie Cotton inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art éclairant ainsi des échanges avec autrui ou des rencontres avec les phénomènes et leur perception la plus directe possible. Les matériaux premiers demeurent la présence, le dévoilement, l’abandon, tandis que les modes relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Sa recherche s’inscrit le plus souvent in situ mais aussi par ce qu’elle nomme in spiritu, c’est-à-dire en union avec l’état d’esprit du moment de la création.
Pour réaliser ses projets qu’elle considère en mouvance continue, elle fait appel à diverses formes artistiques : performance et art action, dessin, photographie, installation et écriture (aphorismes et schémas). Le séjour en résidence est également conçu comme un médium et une pratique à part entière. La forme choisie épouse les nécessités ponctuelles des situations.
 Depuis 2001, en plus d’avoir créé des projets et donné des conférences au Québec, au Canada et dans d’autres pays (Serbie, Italie, Pologne, Allemagne, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, Japon), Sylvie Cotton a réalisé deux livres d’artiste, Je préfère tout et On est tous la même personne.

    On peut embrasser l’ensemble de sa production en visitant :www.sylviecotton.com


Lancement de livre édité au Centre SAGAMIE:

À l’occasion de l’exposition de Sylvie Cotton à la Galerie L’Œuvre de l’Autre, le Centre SAGAMIE lancera la monographie qu’il a édité sur le travail de l’artiste: Sylvie Cotton, Pratique en résidence 1997-2011.  Cette publication a été supportée par le Conseil des arts et des lettres du Québec, dans le cadre du 50e anniversaire du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.  Ce livre sera lancé en présence de madame Francine Royer, chargée de développement et d’affaires régionales et internationales au CALQ.

Sylvie Cotton, La pratique en résidence, 1997-2011
Auteure: Sylvie Cotton, texte intégral en français et en anglais  134 pages,
photographies couleur, 8X10 po., reliure allemande 
ISBN: 978-2-923612-31-7 2011
Prix: 30$
Prix spécial pour le lancement: 25$

lundi 19 septembre 2011

C'est presque fini

Il reste 2 jours pour apprécier la sélection 2011.  Sur la photo ici, une partie du travail de Benoît Brassard et au mur celui de Rudy Mae Vézina Dionne et Lydia Mestokosho Paradis.

jeudi 15 septembre 2011

Œuvres originales

Electrolux de Marilyn Bédard et Naturellement contrôlé de Lydia Mestokosho Paradis
Les photos sont de Alizée Tallaron