mercredi 29 mars 2017

L'écologie des lignes

Nathalie Lavoie
Du 5 au 19 avril 2017


L’écologie des lignes | par Nathalie Lavoie

Nous vivons dans un monde qui avant tout se compose non pas de choses, mais de lignes. (Tim Ingold, Une brève histoire des lignes)


Nathalie Lavoie cherche à établir une relation au monde par l’immédiateté et la durée de l’action créatrice. Pour ce faire, elle utilise principalement le dessin comme outil heuristique pour comprendre différentes réalités matérielles et immatérielles qui nous entourent et nous habitent. Dans le cadre de cette exposition composée de dessins et de sculptures, elle a reproduit les nervures végétales et les vrilles de vignes. Elle les a multipliées pour créer de nouvelles structures complexifiées qui renvoient à des dimensions organiques, cérébrales et cartographiques. Aussi, un dessin de grand format résulte de l’application linéaire répétitive de l’empreinte du pinceau. Il forme ainsi une vaste surface horizontale aux effets ondulatoires. Enfin, l’intérêt de Nathalie Lavoie pour le territoire et la notion d’habiter se concrétise par la construction d’abris miniatures et la reproduction de cartes hydrographiques de la région du Saguenay.


 Nathalie Lavoie détient une maîtrise en art. Ses oeuvres sont présentées dans des expositions individuelles à Toronto (2000), Gatineau (2003), Montréal (2005), Ottawa (2011), Saguenay (2012, 2017), de même que dans de nombreuses expositions collectives au Canada, en France et au Chili. S'intéressant à la performance comme manière d'établir une temporalité dans un rapport à soi et à l'autre, elle réalise en 2012 à Chicoutimi (Saguenay) un projet d'art action d’une durée de trois semaines. Ses résidences dans différents lieux au Canada, en France et au Chili lui permettent de poursuivre sa recherche à l'étranger. Deux livres d'artistes (2015) sont dédiés à son oeuvre. Elle vit et travaille au Saguenay.

L'artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec de son appui financier.

jeudi 16 mars 2017

Vernissage Reconstruire la maison brûlée






Soirée d'ouverture réussie pour Camille Perry qui présente son exposition de fin de recherche à la maîtrise en art.

lundi 6 mars 2017

Reconstruire la maison brûlée


Camille Perry
Reconstruire la maison brûlée
Exposition du 15 au 23 mars 2017
Vernissage le mercredi 15 mars à 17h
La Galerie L’Œuvre de l’Autre présente Reconstruire la maison brûlée, exposition de fin de maîtrise en arts visuels de Camille Perry. Par un dispositif installatif mettant en relation la sculpture, la vidéo et la broderie, Camille Perry se réapproprie une partie de son patrimoine familial disparu lors de l’expropriation de ses grands-parents de la péninsule de Forillon, en 1970. Sa démarche vise la réappropriation symbolique, par l’art, de la maison familiale expropriée puis brûlée et de la terre à bois abandonnée. Intéressée par la transmission et la médiation culturelle, elle utilise des méthodes collaboratives dans le cadre de sa création.
Premier parc national fédéral du Québec, le parc national Forillon se situe tout au bout de la péninsule gaspésienne. À la fin des années 1960, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral s’entendent pour créer ce parc national afin de générer de nouveaux emplois et de favoriser le développement économique en misant sur le tourisme. Des centaines de personnes sont alors expropriées et voient leurs maisons brûlées puis démolies, en échange de compensations financières jugées insuffisantes. En 2010, le parc national Forillon inaugure une exposition rendant hommage aux expropriés et à leurs ancêtres. Une nouvelle ère de collaboration entre l’administration du parc national Forillon et le Regroupement de personnes expropriées de Forillon et leur descendance commence. En 2011, la Chambre des communes et l’Assemblée nationale font des motions d’excuses aux expropriés. En 2014, l’administration du parc national Forillon commence l’installation de panneaux d’interprétation sur les zones expropriées, alors que Camille Perry débute son projet de recherche-création avec sa famille.
Le dispositif installatif témoigne d’un travail mené en collaboration avec sa famille sur plus de deux ans, entre Gaspé et Chicoutimi. Camille Perry sera présente pendant toute la durée de l’exposition afin de réaliser en direct une œuvre qui s’ajoutera au corpus de l’exposition.

Camille Perry est originaire de Gaspé. Après l’obtention de son diplôme d’études collégiales en arts et lettres au Cégep de la Gaspésie et des Îles, elle complète un baccalauréat interdisciplinaire en arts, option théâtre à l’UQAC. En 2015-2016, elle est récipiendaire de la bourse d’études supérieures du Canada au niveau de la maîtrise.  Elle termine actuellement une maîtrise en arts visuels à l’UQAC, dans la concentration enseignement et transmission.